Opera à la nouille Japonaise

Pour moi, manger Japonais ça veut un peu dire faire une orgie de poisson cru et d’algue nori… Même si je sais apprécier la finesse du reste de leur cuisine, que je découvre petit à petit, j’ai du mal à aller chercher des restaurants qui proposent autre chose. Jusque là, mes amis ne juraient que par l’Hokkaido dans le quartier de la rue Sainte-Anne, j’ai un vague souvenir d’y être allée il y a 6 ou 7 ans et ne pas avoir trouvé ça mal, mais on y est retourné récemment et on a été trèèèèès déçues.

Et puis, il y a quelques mois, Tiya-Pouet et son Remy-Tyrion-Gabriel de monsieur nous ont fait découvrir le Kotteri Ramen Noritake, parce que selon eux, c’était le meilleur restaurant de Ramen de Paris (rien que ça). On a tendance à croire Remy-Tyrion-Gabriel quand il avance ce genre de chose parce qu’il a été au Japon et que sa quête du Ramen-Comme-Là-Bas dure depuis longtemps, et aussi parce qu’il apprend à cuisiner Japonais, du coup il sait être un peu critique (et en plus il est merveilleux). On y a été avec eux, les plats ont été validés à 1000% par le Doudou, et même si ça me passionne moins qu’un bon Temaki j’admets apprécier.

Il se trouve qu’on y est retourné hier avec Marie et Alex…

Kotteri Ramen Naritake

 

Situé 31 Rue des Petits Champs dans le 1er arrondissement (une rue perpendiculaire à la rue Saint-Anne), on le reconnait de loin parce qu’il y a toujours au moins une dizaine de personnes qui attendent devant. Pas la peine de réserver, on vient, on fait la queue, y’a 6 tables et un bar, les gens mangent et s’en vont, l’attente n’est pas énorme. La carte est réduite : deux bouillons (soja et miso), 5 déclinaisons (simple, oeuf, porc, beurre, ciboulette épicée), et 3 proportions de gras (normal étant déjà bieeeeen gras).

Visiblement, le bouillon est tellement gras que ça fait fondre la viande, et ça, ça semble beaucoup plaire aux carnivores (ils ont des étoiles dans les yeux et poussent de petits cris). Pour le goût, même les non-mangeurs de viande peuvent apprécier sans soucis, je jette la petite tranche de porc dans le bol du Doudou quand nos bols arrivent et je ne sens pas plus que ça le goût dans le bouillon.

mettre à jour les photos

Je sais bien que le coca c’est pas sexy ni Japonais, mais ce truc est tellement gras que tu as besoin de décapant sinon tu te transformes en golem de cholestérol (et je sais que les Adiposes sont choupis mais je suis sûre qu’un golem de cholestérol ça ne l’est pas). Y aller le ventre bien vide et avec une grosse faim est préférable, les plus vaillants laissent facilement un tiers de la quantité dans leur bol en se tenant le ventre et en poussant des gémissements de douleur car leur panse est soudain trop tendue… Mais nous on n’a peur de rien et après on finit généralement au Starbucks du coin de la rue (après une telle épreuve j’ai besoin de café pour avoir l’énergie de venir à bout de tout ça!!).

Là, on a laissé le Doudou et le Alex parler de Protrutt et commander les cafés… Pendant qu’avec Marie on se faisait jeter d’un peu partout dans le Starbucks parce que ça allait bientôt fermer… Alex a commis l’ultime affront de conseiller au Doudou de me prendre mon café version glacée (sacriiiilèèèèèèège), mais ils étaient mignons à être très fiers des noms écrits sur les gobelets!

mettre à jour les photos

Les jeunes mariés sont ensuite rentrés chez eux, nous avons profité de la proximité pour aller voir Spidichou aux Halles. Et en rentrant, nous avons pu profiter d’un des aspects les plus romantiques de Paris : les travaux dans le métro. Sérieusement, une fois dedans je me suis dit que tous nos potes étrangers qui mettent Paris sur un piédestal, il faudrait leur montrer ça, parce que le vieux couloir aux carrelages défoncés, qui pue la pisse, l’humidité et le moisi, les fils électriques qui pendent du plafond et cette ambiance post-apo tout à fait charmante, ça ne peut que les renforcer dans leur amour de la ville, non??

Sexy Métro