Metro Doodle, Et Mythologie Parisienne!

wpid-2014-05-03-08.44.04.jpgIl y a des rumeurs parisiennes qui restent pour moi de simples mythes… Un exemple : non les parisiens ne sont pas tous affreux loin de là,  je pense même qu’ils sont totalement incompris.

Par contre subsiste une entité démoniaque reconnue: le Métro. Le Métro parisien se nourrit de ton âme,  il va puiser ton bonheur,  te l’arrache pour se le tartiner sur de la brioche,  et ne laisse ensuite au fond de toi qu’une demi tonne de saleté poussiéreuse et grise (mais si, ces moutons de merdier entre les rails).
Hors du Métro, le parisien moyen est un être fragile et qui sait apprécier les petites interactions sociales, mais drainé par le métro ce n’est pas toujours simple pour lui : re-remplir sa jauge de bonheur demande beaucoup d’énergie et le café coûte plus d’un euro (oh, et les Serveurs dans les cafés sont souvent des démons mangeurs d’âmes également…). Mais croiser un parisien qui n’a pas mit les pieds dans le Métro depuis au moins 30min est souvent synonyme d’un agréable « bonjour », ou d’une discussion passionnante sur les besoin en oligo-éléments des chiens (mais pour ça faut un chien…).

Il y a d’autres démons qui sévissent dans Paris : Les Serveurs de café (je l’ai déjà dit), le Périphérique (attention celui-là est coriace), les Noctiliens (race de vampires reconnaissables à leur incapacité à être ponctuels), les Administrations (mais je pense pouvoir dire que ça c’est partout pareil, même que pour le moment Montreuil gagne en terme de vice sur Paris, puis bon, le RSI quoi… Hmmm maintenant ma parenthèse est vraiment trop longue), et les Crottes de Chiens (mais encore une fois, c’est un démon urbain, pas seulement parisien).

A prendre en compte également, le Métro regroupe plusieurs sous-démons, qui travaillent en bande. Mais certains sont plus sympa que d’autres :

  • Le Plus-Méchant est sans hésiter le RER B, célèbre nationalement pour ses 80 pannes journalières. Il dessert les deux aéroports, la gare du Nord et Châtelet, du coup il a terriblement la grosse tête, et il sait que ses pannes sont les plus pénibles, parce qu’en banlieue mon titi, t’as pas de correspondance.
  • La Plus-Irritante reste la Ligne 13, déjà parce qu’elle a le bon numéro, ensuite parce qu’elle aime entasser les gens sur les quais, pour faire des rames bondées, à grand coups de retards, problèmes de signalisation, accident de voyageur et autre excuse bidon. Je ne m’y aventure jamais mais les échos sont unanimes…
  • Au centre, toutes ces lignes qui se contentent d’être des lignes de métro, à éviter aux heures de pointe et sur les premiers/derniers passages (à cause de la quantité d’humains imbibés d’alcool).
  • Le couple de Démons-Pittoresques : La Ligne 2 et la Ligne 6. A moitié aériennes, ces deux lignes regorgent de ce charme typique parisien : lent, crasseux, qui joue « la Vie en Rose » à l’accordéon, mais tu peux voir dehors, et ça… ça change tout. Bon, les parisiens ont pu constater avec horreur que la Ligne 2 tentait de nouveaux subterfuges en se dotant de nouvelles rames modernes (nan mais whaaaaaat bientôt y’aura plus de strapontins quoi!), mais pour le moment il ne semble pas y avoir de coups bas.
  • L’intruse : La Ligne 14. Je crois qu’il s’agit d’un Ange/d’un Hunter en couverture. La Ligne 14 est automatisée, il n’y a pas de conducteur, il y a des plantes surnaturelles qui poussent sans lumière dans les stations et personne ne peut se jeter sous les voies…
  • L’inutile : La Ligne 3bis. Nan mais sur celle-là y’a vraiment pas de strapontins. Et seulement trois stations…

Tout ça pour dire, qu’une fois prévenu, prendre le Métro n’est plus une épreuve… Y rentrer avec le sourire, de la musique joyeuse dans les oreilles (écouter Moriarty ne fera pas remonter votre jauge de bonheur), ou un bloc de dessin pour gribouiller ces tronches pas possibles que vous croiserez aide beaucoup! Allez la prochaine fois je vous apprendrais à plier votre ticket pour en faire une chemise, c’est fabuleux!!!

Au commencement, avec un début.

Je suis peut-être la seule, mais généralement, quand on se glasseslance dans un blog, on a une idée bien définie. Pas moi, j’ai juste eu envie de rebidouiller ce vieux blog qui traînait depuis plus d’un an sans update… Du coup, un gros coup de frais, un thème tout neuf qui me semble assez mignon, et quelques idées de trucs complètements random à poster ici. J’espère réussir à m’y tenir, et que j’aurais de quoi raconter au fur et à mesure.

J’ai encore à fouiner, j’aimerais une vraie intégration instagram mais je ne trouve pas mon bonheur… Je vais poster des photos de chien et de chats, parler d’arcs en ciel et de licornes, montrer des bouts de dessins, et un fois tous les 4 ans, un dessin terminé (même que ce sera la fête). Je vais raconter ce que je mange et/ou comment je l’ai fait, montrer les endroits où je me suis promenée avec mon nouveau voleur d’images… Tout ça sans lien apparent.

Là par exemple, je peux raconter ma folle aventure dans la quête de nouveaux yeux. Ceux en plastique qui sauvent la vie des taupes et autres dégénérés de la cornée. Car voilà, il y a 11 jours, pour bien fêter pâques, j’ai joué avec un jeune individu canin fort énergique (mais tout plein de mignon dedans), qui a amoureusement jeté son crâne contre l’os de mon nez. S’en est suivi le décès tragique de ma paire de faux-yeux, parfois connus sous le nom de lunettes (mais qui aurait envie de poser sur son nez un truc qui s’appelle comme un dessus de chiottes?). Et là, enchaînement de bonnes idées paterno-sistorales : Mon Père et ma Grande Soeur sont bricoleurs, chacun avec leurs manies. Moi j’aime la super glue type loctite, le machin où tu ne te poses aucune question à part « Comment diantre vais-je me débarrasser de toute cette colle qui a coulé partout sur mes doigts? ». La Grande Soeur aime heu… Je ne sais pas elle vient de finir de construire sa maison elle-même mais elle n’a pas de Loctite *grosse incompréhension*?? Quant à mon père, lui, il a toujours des matériaux inconnus et révolutionnaires sous la main. Après une soirée de brain-storming entre le Père et la Grande Soeur, moi perdue dans les limbes du tétrazépam (mais ça c’est une autre histoire), fut prise la décision que le Père avait la solution idéale (puisque la Grande Soeur n’avait pas de loctite) : De la soudure à froid.

J’ai donc attendu plusieurs jours, mi-aveugle mi-nauséeuse, que le Père apporte le providentiel zinzin capable de souder à froid (j’en sens quelques uns être violemment sceptiques, vous avez raison). Et non, réparer une patte de nez de lunettes avec ce genre de résine bi-composante (désolée, je casse le mythe du nom mystique de la soudure à froid), ça ne marche pas!

En désespoir de cause, et grâce à mon Doudou personnel, j’ai bravé les éléments et suis allée affronter la sauvage Dame Faux-Yeux. Me voyant si désemparée face à mon pauvre sort (flou), elle me prépara généreusement de faux-yeux de secours, le temps que je puisse obtenir un « rendez-vous chez l’Ophtalmoptcien » (vous remarquerez combien cela sonne barbare, ce qui explique le temps que cela prend!). Tout ça pour dire que j’avais l’air, depuis un peu plus d’un an, d’une rechapée d’explosion nucléaire, enfin mes faux yeux surtout, parce qu’ils dataient de 2008, et avaient combattu à maintes reprises contre les travaux, la résine, des outils, de la loctite, et autre ennemi farfelu… Aujourd’hui, je vois net, j’ai un peu le tourni (franchement l’alcool c’est trop has been pour être pompette), et en plus j’ai pas le même visage. Incroyable!